Jeudi 9 octobre 2003
Si vous de demandiez ce que je pense de l'intrusion du privé dans le secteur public, en santé par exemple, je clamerais bien haut les dangers que cela comporteraient.
Vous pourriez essayer d'extrapoler ma position en parlant de l'école «privée». Mais à mon humble avis, ces deux situations sont à des kilomètres l'une de l'autre.
L'éducation «privée» au Québec, comme elle se vit présentement, n'est pas «privée» au sens "profit" du terme. Je doute qu'il existe une école secondaire qui verse des dividendes à ses "actionnaires". Là est toute la différence.
L'image de «méchant» est véhiculée par un groupe basé à Montréal. Pour eux, l'école «privée» est provinciale ment l'image de quelques écoles «privées» qui sont hors norme. Mais celles-ci ne représenteraient qu'environ 2% des institutions du même types.
La plupart des maisons d'éducations «privées» au Québec sont des «organismes de charité» au sens de la loi. Elles peuvent donc émettre des reçues de charité. Nous sommes biens loin des milliards de profit de Microsoft non ?
Les détracteurs s'en prennent aussi au facteur sélection. Que penser des écoles internationales, des programmes sports/arts/études et des classes pour élèves performants. Dans tous ces programmes publics, résonne le mot sélection.
L'école «privée», et surtout en région, offre une alternative, un autre projet éducatif. Elle crée une dynamique avec le secteur publique. L'image véhiculée est fausse, la plupart des écoles qualifiées «privées» doivent à chaque année trouver des solutions afin de boucler le budget. Simplement pour offrire une alternative. Oui l'éducation n'est pas un produit, mais nous avons présentement un équilibre qu'il faut garder.
Le mot «privée», en absence de mots tel que rentabilité, profits, dividendes, devrait être écarté comme qualificatif. Nous devrions parler d'école «alternative»
Léon
Publié par lcyr
à 2003-10-09 20:09:54
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